Le Togo assemblera ses premiers véhicules solaires

Je le disais dans mon article sur le téléphone pour appeler gratuitement, qu’il n’était plus normal de devoir payer pour accéder à certains services en 2016. Et c’est valable pour le carburant. Mais je ne dis pas qu’on devrait nous distribuer gratuitement le fameux or noir, non. Il est évident que construire un forage ou une plateforme pétrolière au beau milieu de la mer doit surement coûter un cœur et deux reins. Mais je pense qu’avec toutes les avancées technologiques de ce dernier siècle, on devrait être en mesure de trouver d’autres moyens pour alimenter nos voitures, nos motos, nos bateaux et nos avions. Et non laisser le cours du baril de pétrole définir nos humeurs et le coût des transports en commun dans notre chère Afrique.

C’est partant de ce constat que les gens se tournent tout doucement vers les énergies renouvelables et plus particulièrement le solaire, d’autant plus que l’Afrique est assez bien couverte toute l’année. De ce fait, la société togolaise « Le monde de l’énergie » en partenariat avec la société chinoise « S-King et SK Ingenious  Limited » ont construit une usine d’assemblage de véhicules solaires à Lomé. Une première pour ce pays de 7 millions d’habitants et un peu plus de 83.000 véhicules immatriculés.

Pour leurs débuts dans les véhicules solaires, ils assembleront au préalable 2 modèles : un tricycle et un véhicule léger à quatre roues. Et pour capter les rayons du soleil, le gros panneau solaire des véhicules sera logiquement monté sur leur toit. Tandis qu’à l’arrière des véhicules, sera embarqué une grosse batterie de 250W qui d’après les créateurs permettra de rouler une bonne centaine de Kilomètres à une vitesse moyenne de 60 Km/h. Pour le prix, il faudra compter 1.200.000 FCFA pour le tricycle et 3.200.000 FCFA pour le modèle quatre roues. Assez abordable si on prend en compte qu’on n’aura plus à passer à la station. Si le succès est au rendez-vous, ils envisagent s’étendre à d’autres pays dont le Mali et la Côte d’Ivoire.

Ce projet n’est pas sans rappeler d’autres initiatives ayant vu le jour sur le continent comme ce bus solaire développé par l’Université de Johannesburg. Ou encore cet autre bus solaire mis au point dans la capitale ougandaise par Kiira Motors. Et même la belle histoire de ce nigérian qui a transformé une vielle coccinelle en voiture électrique.

Le solaire en Afrique n’en est qu’à ses débuts et le potentiel est encore fortement inexploité. D’autant plus que lorsqu’on sera au tout solaire nous aurons considérablement réduit nos émissions de CO2 et notre impact carbone, tout en contribuant à rendre la qualité de vie sur la planète meilleure pour nous même et surtout pour les générations à venir.

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